IXXVIIII CHRONIQUE D'UN SCANDALE (2007)

IXXVIIII CHRONIQUE D'UN SCANDALE (2007)
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CHRONIQUE D'UN SCANDALE

Film britannique
Réalisé par Richard Eyre
Avec Cate Blanchett, Judi Dench, Tom Georgeson...
Genre : Drame
Durée : 92 MIN.
Année de production : 2006
Date de sortie française : 28 Février 2007
Tous Publics
Titre original : Notes on a Scandal
Distribué par Twentieth Century Fox




SYNOPSIS : Enseignante, à la veille de la retraite dans un collège de Londres, Barbara Covett n'a rien d'autre dans sa vie que son travail et un chat. Sa solitude prend fin avec l'arrivée du nouveau professeur d'art, Sheba Hart. La jeune femme se révèle l'amie idéale dont Barbara avait toujours rêvé.
Lorsque Barbara découvre que sa nouvelle amie a une liaison avec un de ses jeunes élèves, leur relation prend un tour plus redoutable. Barbara menace de révéler le scandale à tout le monde, à commencer par le mari de Sheba...
Dans ce jeu trouble et cruel, ce sont les propres secrets et les obsessions de Barbara qui font surface. Entre les deux femmes, commence un affrontement qui va les emmener au bout de leurs faux-semblants et de leurs mensonges...


L'AVIS DE MARCOO174 : Remarqué aux Oscar et aux Golden Globes, avec respectivement 4 et 3 nominations, "Chronique d'un scandale" conte la liaison machiavélique et perverse de deux femmes qui se lient d'amitié dans l'enceinte d'un collège où elles enseignent ; l'une est jeune, belle et amoureuse de l'un de ses élèves mineurs. L'autre, à l'aube de la retraite, n'a personne d'autre que son chat pour lui tenir compagnie dans sa demeure d'une tristesse affligeante, et décide de tisser sa toile autour de cette jeune collègue inconsciente de ses actes, et accessoirement prisonnière de sa vie familiale. Alors que la mécanique imparable de son récit, tiré d'un fait divers qui avait fait "scandale", se referme cruellement sur ses deux (anti-)héroïnes, Richard Eyre filme ce drame contemporain avec un classicisme formel très approprié, ne se contentant que très furtivement de prendre ses protagonistes de haut, dans leurs instants de plus grande impuissance. Il faut bien-sûr également saluer les performances magistrales qui portent le film de bout en bout, Blanchett et Dench étant tout simplement ahurissantes, notamment lors d'un face à face final éreintant de violence. Et, sous ses airs faussement tranquilles, le film instille son poison bien plus durablement qu'il y paraît, tout comme la vieille fille incarnée par Judi Dench vampirise sa collègue sous des apparences bizarrement bienveillantes. Et tant pis si le score entêtant composé par Philip Glass, qui en vient à s'autoparodier lui-même avec ses mélopées à trois accords, plombe un poil ce très bon film dramatique, campé par un parterre impressionnant de talents et qui refuse systématiquement la facilité narrative.
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# Posté le dimanche 11 mai 2008 14:46

IXXVIII BABEL (2006)

IXXVIII BABEL (2006)
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BABEL

Film américain
Réalisé par Alejandro Gonzalez Inarritu
Avec Brad Pitt, Cate Blanchett, Gael Garcia Bernal...
Genre : Drame
Durée : 135 MIN.
Année de production : 2005
Date de sortie française : 15 Novembre 2006
Tous Publics
Titre original : Babel
Distribué par Mars Distribution




SYNOPSIS : En plein désert marocain, un coup de feu retentit. Il va déclencher toute une série d'événements qui impliqueront un couple de touristes américains au bord du naufrage, deux jeunes Marocains auteurs d'un crime accidentel, une nourrice qui voyage illégalement avec deux enfants américains, et une adolescente japonaise rebelle dont le père est recherché par la police à Tokyo. Séparés par leurs cultures et leurs modes de vie, chacun de ces quatre groupes de personnes va cependant connaître une même destinée d'isolement et de douleur...

L'AVIS DE MARCOO174 : Après un 'Amours Chiennes' unanimement salué, et surtout, '21 Grammes', le film de la consécration, Inarritu signe avec Babel son film le plus ambitieux et qui se veut le plus universel. Et pour cause, il emploie de grands acteurs de renommée, preuve que sa réputation n'est désormais plus un obtacle à la réalisation de ses films, mais bel et bien le contraire. Ces interprètes de talent, dont un Brad Pitt étonnamment sobre, servent un scénario un brin longuet mais néanmoins généreux en scènes fortes, dont une stupéfiante partie de cache-cache en plein désert marocain. La parti-pris photographique, également très élaboré (une ambiance par point du globe, couleurs brûlées, etc), apporte assurément puissance et majesté à la mise en scène, désormais très assurée et ample, du jeune prodige Mexicain. On reprochera simplement à son film, un manque d'innovation flagrant par rapport à ses deux précédentes oeuvres, mais aussi une dimension plus 'populaire' (certainement souhaitée) qui dilue indéniablement l'impact de sa vision du monde, posée de manière trop longue et un brin trop consensuelle sur la fin. Pas un chef-d'oeuvre, juste un drame altruiste parmi tant d'autres.
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# Posté le dimanche 11 mai 2008 14:35
Modifié le dimanche 11 mai 2008 14:47

IXXVII 1001 PATTES (1999)

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300

Film américain
Réalisé par John Lasseter & Andrew Stanton
Avec Dave Foley, Kevin Spacey, Julia Louis-Dreyfus...
Genre : Animation
Durée : 95 MIN.
Année de production : 1998
Date de sortie française : 10 Février 1999
Tous Publics
Titre original : A Bug's Life
Distribué par Walt Disney Pictures




SYNOPSIS : Tilt, fourmi quelque peu tête en l'air, détruit par inadvertance la récolte de la saison. La fourmilière est dans tous ses états. En effet cette bévue va rendre fou de rage le Borgne, méchant insecte qui chaque été fait main basse sur une partie de la récolte avec sa bande de sauterelles racketteuses. Fou de rage, ce dernier annonce qu'il reviendra à l'automne prélever le double de sa ration habituelle. Tilt décide alors, pour se faire pardonner, de quitter l'île pour recruter des mercenaires capables de chasser le Borgne.

L'AVIS DE MARCOO174 : Second film de l'écurie Pixar, tout juste deux ans après la révolution numérique du cultissime "Toy Story", "1001 Pattes (A bug's life)" représente à ce jour dans la filmographie de la firme américaine une oeuvre tout ce qu'il y a de plus mineure. Quelques instants de drôlerie bien pensés, une sarabande de personnages hauts en couleurs et une palette graphique très en avance sur son temps font de ce long-métrage une fresque d'aventure tout ce qu'il y a de plus regardable et divertissante, mais dépourvue de l'impertinence qui fait tout le sel des dernières productions Pixar ; ces dernières ne lui font pas de cadeau, et lui donnent tout sauf un coup de jeune. "1001 Pattes" souffre aussi très clairement, bien qu'indirectement, du fait qu'il narre une histoire qui a, depuis 1998, été contée un certain nombre de fois par la concurrence ("Fourmiz", entre autres), ce qui a pour fâcheuse conséquence de ne laisser aucune place à l'émerveillement incessant que procurent pourtant les autres films de la marque.
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# Posté le dimanche 11 mai 2008 14:27
Modifié le dimanche 11 mai 2008 15:06

IXXVI 300 (2007)

IXXVI 300 (2007)
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300

Film américain
Réalisé par Zack Snyder
Avec Gerard Butler, Lena Headey, Rodrigo Santoro...
Genre : Péplum, Erotique !
Durée : 115 MIN.
Année de production : 2006
Date de sortie française : 21 Mars 2007
Interdit aux moins de 12 ans
Titre original : 300
Distribué par Warner Bros. France




SYNOPSIS : Dans l'antiquité, une terrible bataille oppose le roi Leonidas et ses 300 guerriers spartiates à Xeres et son immense armée perse.

L'AVIS DE MARCOO174 : Les adaptations cinématographiques de romans graphiques ont la côte à Hollywood. Ceux de Franck Miller attirent spécialement l'attention, plus particulièrement depuis quelques années. Il y a eu le superbe Sin City, darkissime en diable, puis ce 300 surprise, succès colossal et inattendu au box-office nord-américain qui a par la suite effectué un triomphal tour du globe. L'enjeu : un troupeau de Don Juan bodybuildés qui se trémoussent en slip, sous des spotlights chatoyants directement sortis d'une vieille pub sépia des années 80, se fait aplatir par une armée de brutes accros à la testostérone. Hum. Soit. Après tout, Miller est réputé pour sa capacité et œuvrer dans le décalage, le second degré et le pseudo-dithyrambique. Sin City le prouve. Le problème, avec 300, c'est que ses créateurs ont eu la mauvaise idée de tout miser sur son visuel, au détriment de tout enjeu dramatique notoire ; autant dire que ce parti-pris sans compromis se paye au prix fort. Alors d'accord, les images sont magnifiques, pour qui n'est pas épileptique et ne souffre pas de troubles vomitifs face aux désagrables saturations de l'image. Leur côté irréel et onirique aurait très bien pu être le moteur de remarquables séquences d'action, ou au choix, d'une certaine forme de contemplation façon nacre Olympien... Seulement, leur poésie n'est ici pas une seule fois exploitée, faute de sentiment autre qu'un triomphalisme pompeux et pas franchement salutaire ; la coquille sonne creux ! Le réalisateur semble en revanche beaucoup plus intéressé par la violence de son action, et en martèle son film de manière limite totalitaire, quitte en faire un événement parfaitement désincarné ; abondantes giclées de sang face caméra, divers tranchages de têtes, on en prend gratuitement pour notre grade, puisque tout est fait sans une once de dérision. Dès lors, ce qui aurait pu être un grand spectacle baroque et impressionnant, ne devient qu'un monument de kitch où la moindre choucroute-party est filmée au ralenti par un cinémascope solennel, une contre-plongée majestueuse donnant sur un soleil de plomb... Ce monument de direction artistique a des airs de mauvaise blague, sonne comme une caricature à l'héroïsme forcé, qu'une surenchère d'actions affligeantes (le coup du mammouth géant, et tant d'autres perles !) ne fait qu'empirer sur la fin. On attendait 300 fois mieux !
# Posté le samedi 17 novembre 2007 07:58
Modifié le samedi 17 novembre 2007 09:24

IXXIVI TRUMAN CAPOTE (2006)

IXXIVI TRUMAN CAPOTE (2006)
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TRUMAN CAPOTE

Film américain
Réalisé par Benett Miller
Avec Philip Seymour Hoffman, Catherine Keener, Clifton Collins Jr...
Genre : Drame
Durée : 110 MIN.
Année de production : 2005
Date de sortie française : 8 Mars 2006
Accord parental souhaitable
Titre original : Capote
Distribué par Gaumont Columbia Tristar Films




SYNOPSIS : 1959, une famille de fermiers est froidement assassinée au Kansas. L'Amérique est sous le choc. Truman Capote se rend sur place pour enquêter. Il assiste à l'arrestation des deux meurtriers, se lie avec eux et les harcèle de questions sur leur parcours, leur histoire. 10 ans plus tard, naît 'De Sang Froid', véritable chef d'œuvre de la littérature.

L'AVIS DE MARCOO174 : Truman Capote est un film fantôme qui hante longtemps. Pas seulement pour la sécheresse de ses images, ternes et désespérément sinistres, qui reviennent en flashs inattendus et foudroyants. Un train passe à l'horizon, prend son temps pour faire son apparition dans le cadre, et en ressortir quelques instants plus tard. Ainsi va la vie dans la petite bourgade du Kansas où une famille de campagnards est retrouvée froidement assassinée par un matin d'hiver. Ce meurtre sera le déclencheur direct d'un second homicide, cette fois-ci beaucoup plus perçant et ambigu, dans la mesure où il sera moral. Mais à ce stade de l'histoire, on ne le sait pas encore ; on peut néanmoins d'ores et déjà constater plusieurs faits. Déjà, Le goût du réalisateur Benett Miller (dont c'est le premier film) pour une certaine forme d'anti-esbroufe formelle qui sied particulièrement à son propos. Sa mise en scène, austère et froide, est magistrale. Et puis, surtout, la performance hallucinante de Philip Seymour Hoffman (Primé aux Oscar pour l'occasion), en mondain charismatique et précieux qu'il s'interdit bien de faire sombrer dans une vulgaire caricature. Voix haut-perchée, mimiques pas piquées des hannetons, son interprétation stupéfie. L'autodestruction de son personnage, littéralement ravagé de l'intérieur par la culpabilité de ne pas apporter l'aide qu'il mérite au meurtrier qu'il interroge et qui devient son ami (inoubliable Clifton Collins Jr.), partagé entre l'amour éprouvé pour cet homme accablé et le désir carnivore de terminer son œuvre, Truman Capote, l'écrivain, est déchirant d'humanité. Son intensité contenue est une déflagration bouleversante au milieu d'un paysage morne et presque sans vie, où le vie et les habitants se côtoient indifféremment. Sa détermination donne à voir une parabole effrayante sur le pouvoir de la création, sa motivation, son implication. Le film fait mal. Il brise le cœur. Parce qu'il est injuste. Parce que les deux issues souhaitées sont inconciliables. Et c'est un authentique chef-d'œuvre.
# Posté le samedi 17 novembre 2007 07:51
Modifié le samedi 17 novembre 2007 09:22